Réflexion d'Udalbiltza à l'occasion du Jour de Nafarroa (2006-04-28)[ alorrak: Udalbiltza ]
"Après le succès de l'Aberri Eguna, le Jour de Nafarroa de cette année nous permet de continuer dans la défense des droits de notre peuple et de nos citoyens. Nafarroa représente la souveraineté historique d'Euskal Herria et le droit de tous les citoyen(ne)s à prendre part au processus. Si nous voulons obtenir la résolution définitive du conflit, ce dernier ne doit plus être la source présumée du problème mais devenir la véritable clé de sa résolution".
Le Jour de Nafarroa arrive 15 jours après l'Aberri Eguna. Pour Udalbiltza, les deux dates ont été toujours très importantes et totalement complémentaires, mais plus encore à l'heure actuelle. Pour cette raison, en plus de lancer un appel à tous les citoyen(ne)s basques à aller ce dimanche à Baigorri, Udalbiltza a résolu de faire connaître son opinion concernant les actes tenus lors de l'Aberri Eguna, le moment que nous vivons et l'importance de Nafarroa. En ce moment où nous nous trouvons au point de départ du processus qui pourrait donner lieu au dépassement de ce conflit de caractère politique, historique et international, avec la charte de droits dans la main, Udalbiltza a pris lors de l'Aberri Eguna 2006 un engagement pour les droits de la citoyenneté basque : et les 8.000 citoyen(ne)s qui ont participé aux presque cent actes tenus dans les sept territoires et les 4.000 personnes qui s'étaient données rendez-vous à l'Anaitasuna en témoignent. Udalbiltza a été l'acteur qui a réuni le plus de citoyen(ne)s lors de cet l'Aberri Eguna, ce qui constitue un bon point de départ pour la dynamique que nous voulons favoriser pour la reconnaissance politique notre peuple et de nos citoyen(ne)s. La collaboration établie dans de nombreuses communes entre des élus de différentes sensibilités nous donne des raisons d'espérer et, en plus de souligner la nécessité de parvenir à matérialiser la proposition de l'Assemblée pour le développement National pour un Aberri Eguna conjoint et digne, nous manifestons notre volonté d'atteindre cet objectif. Nous avons estimé nécessaire de continuer sur la voie pour les droits de la citoyenneté basque lors du Jour de Nafarroa. Nafarroa représente la reconnaissance politique internationale d'Euskal Herria. Au-delà de maternités lyriques et de cœurs mélancoliques, elle constitue la clé du conflit: un fidèle reflet de la souveraineté et de la territorialité. Le chaud débat suscité ces derniers jours et les intérêts qui sont apparus pour laisser Nafarroa hors du processus démontrent l'importance politique de Nafarroa. Face à cela, Udalbiltza manifeste ce qui suit : déterminer le chemin, le calendrier et les sujets à traiter sur la base des intérêts des gouvernements français et espagnol s'avère inacceptable. Pour que ce soit démocratique, tous les citoyen(ne)s basques doivent voir reconnu leur droit de prendre part au processus, et il leur revient à eux uniquement d'établir les dates et les contenus, sans aucune exclusion pour raisons d'idéologie ou de territoire. Nafarroa ne peut être d'aucune façon une monnaie d'échange. Nafarroa doit recouvrer la place qui lui correspond dans l'avenir politique d'Euskal Herria, dans la mesure où il s'agit de l'expression de la reconnaissance historique de la souveraineté de ce peuple, et le Jour de Nafarroa est une très bonne occasion pour le rappeler: le Jour de Nafarroa, de Nafarroa Garaia et Nafarroa Beherea, face au royaume Espagne et à la République française. Bien qu'avec une intensité différente, le manque d'adéquation du cadre en vigueur soit sujet de discussion dans toute Euskal Herria et, en particulier, à la veille du Jour de Nafarroa cette année, dans les deux Nafarroas. Aujourd'hui, ici, à Baigorri, en vue de mettre un terme à la situation qui a entraîné l'élimination politique de Nafarroa il y a maintenant 200 ans et obtenir la reconnaissance par l'État français de la territorialité et du caractère institutionnel d'Euskal Herria, on a entamé une grande collecte de signatures. D'autre part, il est évident que l'avenir de Nafarroa s'est transformé en question d'état, tant à Madrid que à Iruñea. La paix et la démocratie doivent arriver en Euskal Herria, mais elles pourraient arriver suite au succès du processus. Pour cette raison, en ce moment où le processus s'ouvre, la légitimité démocratique qui manque à ce cadre juridique ne peut être offerte, et on ne peut pas attribuer la condition de juges aux états qui nient les droits de notre peuple. Si nous voulons obtenir la résolution définitive du conflit, Nafarroa ne doit plus être la source présumée du problème mais la véritable clé de sa résolution. Il n'y a plus de place pour les pseudo-solutions et les tromperies de 1839-1841, de 1931-1932 et 1978-1982 ni pour tourner le dos aux citoyen(ne)s. BUREAU DE PRESSE D'UDALBILTZA Euskal Herria, le 28 avril 2006 |