DECLARATION DU SENAT DE L’IDAHO
Au président des Etats-Unis, au secrétaire d'État des Etats-Unis, au Sénat et à la Chambre de Représentants des Etats-Unis réunis dans le Congrès, à la représentation d'Idaho dans le Congrès des Etats-Unis, au président du Gouvernement autonome basque, au premier ministre français, au premier ministre espagnol et au roi de l'Espagne :
Nous, le Sénat et la Chambre de Représentants de l'état d'Idaho réunis dans la seconde session régulière de la 56º législature d'Idaho communiquons ce qui suit :
En CONSIDÈRANT que pendant la première partie du XX siècle une vague d'immigrants a quité la côte du Golfe de Bizkaia pour se diriger vers l'état d'Idaho, où ils ont initialement trouvé du travail comme bergers dans des ranchs et des prairies d'Idaho ; et
En CONSIDÈRANT que l'état d'Idaho a été considéré depuis longtemps comme le noyau de la population basque en Amérique du Nord et que beaucoup de citoyens ont maintenu des liens étroits avec la patrie de leurs ancêtres ; et
En CONSIDÈRANT qu'en 1972 le Sénat et la Chambre de Représentants d'Idaho (...) ont condamné la dictature totalitaire de Franco et ont réclamé une amnistie totale pour tous les basques et les espagnols emprisonnés et exilés pour des activités politiques et sociales ; et
En CONSIDÈRANT que le peuple basque est le peuple autochtone le plus ancien d'Europe Occidentale et qu'il a une longue histoire de travail pour préserver son héritage national ; et
En CONSIDÈRANT que la patrie basque a été usurpée vers le milieu du XVII siècle par les émergentes nations d'Espagne et de France et qu'il est maintenant divisé en sept provinces, dont quatre se trouvent en Espagne et les trois autres en France ; et
En CONSIDÈRANT qu'en marge de cette division, le peuple basque a été capable de maintenir sa culture, sa langue ancienne et son autogouvernement ; et
En CONSIDÈRANT que malgré le conflit lié à la configuration d'Euskal Herria et sa relation avec les états espagnol et francais, tous les basques, excepté une fraction marginale, s'opposent í toute forme de violence ; et
En CONSIDÈRANT que l'objectif du Législatif de l'état d'Idaho en approuvant cette résolution est :
1- D’exprimer son plein appui à une cessation immédiate de la violence dans la patrie basque située en Espagne et en France et l'établissement de la paix í travers tous les moyens légaux í la disposition des gouvernements d'Espagne, de France et de la région autonome basque ;et
2- De condamner tous les actes de terrorisme et violence commis par des individus et organisations, comme ETA, qui ont été définis par le Gouvernement des Etats-Unis comme des organisations terroristes qui doivent être poursuivies par l'application des lois des Etats-Unis ; et
3- De réitérer l'appui et la participation avec le Gouvernement des Etats-Unis et de toutes les autres nations dans la guerre contre le terrorisme*
(...) l'Ètat d'Idaho fait un appel à la cessation immédiate de toute violence en Euskal Herria et ses alentours et que commence immédiatement un processus de paix entre les gouvernements d'Espagne et de France, le Gouvernement autonome basque et autres groupes qui cherchent la paix. L'état d'Idaho, en outre, soutient le droit de de ce qui est basques à l'autodétermination.
*(Les points 1, 2 et 3 ne figuraient pas dans la proposition initiale de
Bieter et ils n'ont été inclus par la Commission du Senat de l'Idaho
qu'après la campagne de pression déployée par l'état espagnol)
Les documents
Chambre des Députés D’Argentine-Déclaration