"ABORDONS EN COMMUN L'ADÉQUATION D'UDALBILTZA; IL EST TEMPS!"

"ABORDONS EN COMMUN L'ADÉQUATION D'UDALBILTZA; IL EST TEMPS!" (2006-11-18)
"Nous comprenons l'interdiction imposée par l'Audition Nationale à la tenue de l'assemblée comme un stimulant à la réorganisation d'Udalbiltza, puisque chaque fois que ils s'en prennent à la semence d'une représentation institutionnelle nationale élue par Euskal Herria ils augmentent l'importance stratégique d'Udalbiltza. Abordons en commun l'adéquation de cette institution nationale. Il est temps!"

Sept années se sont écoulées depuis l'assemblée constitutive au Palais Euskalduna, notre intention était d'effectuer un bilan de l'oeuvre menée à bien jusqu'à présent et de débattre et décider comme une institution nationale de la stratégie pour faire face à l'avenir. Toutefois, nous n'avons pas pu le faire, puisqu'une cour espagnole d'exception a conditionné notre volonté par la menace de la force. Cependant, toutes ces personnes qui souhaitent empêcher la tâche d'Udalbiltza doivent savoir qu'Udalbiltza continuera fermement dans la défense des droits de la citoyenneté basque, afin que toute la citoyenneté de toute Euskal Herria ait tous les droits, que cela plaise ou non à la France et à l'Espagne. Ils doivent savoir que nous continuerons notre travail et nos engagements et que l'assemblée aura lieu de fait.

De toutes manières, nous ne sous-estimons pas ce qui est arrivé. En étant la seule institution nationale qui regroupe les élus municipaux d'Euskal Herria, l'agression d'aujourd'hui constitue une attaque au droit de ce peuple de s'organiser. Une de plus: ce n'est pas la première et, malheureusement, ce ne sera pas la dernière. C'est pour cela que nous devrions analyser ce qui est arrivé. Pourquoi n'avons-nous pas pu tenir l'assemblée maintenant, quand en 2004 nous la tenions sans aucun problème, à Getxo, et l'année dernière, à Iruñea? Qu'est-ce qui a changé pour que l'activité d'Udalbiltza soit devenue plus dangereuse?

Il est possible que le changement ne soit pas très évident encore, mais il s'agit d'un mouvement d'une grande ampleur, que nous devrions tenter de rendre irréversible. Ce qui il y a des années semblait un rêve est devenu réalité. Au-delà de tous les obstacles, et bien que plus lentement et avec une plus grande souffrance que l'on ne l'aurait souhaité, la différence réside dans le processus politique qu'Euskal Herria a mis en oeuvre pour décider de son avenir et s'organiser librement.

Dans la mesure où le processus acquiert une certaine dimension, le gouvernement espagnol a été impliqué, pour le déformer dans son intérêt ou, simplement, pour qu'il lui suppose le plus petit coût possible. Il est conscient que les clés résident dans la territorialité et le droit de décider et, pour cette raison, on a résolu d'attaquer l'activité d'une institution nationale qui représente une Euskal Herria conjointe et souveraine.

C'est ainsi que nous comprenons l'interdiction imposée par l'Audience Nationale à la tenue de l'assemblée et, ainsi, nous voyons une nouvelle raison pour la réorganisation d'Udalbiltza, puisque chaque fois qu'ils s'en prennent à la semence d'une représentation institutionnelle nationale élue par Euskal Herria ils augmentent l'importance stratégique d'Udalbiltza.
D'une part, le moment politique souligne la nécessité d'Udalbiltza et, d'une autre, le moment politique lui-même a donné lieu aux conditions nécessaires pour regrouper touts les élus d'Euskal Herria. Il est heure de profiter de la conjoncture. Abordons en commun l'adéquation de cette institution nationale. Il est temps!

Dans la conviction que l'heure de l'engagement est venue pour nous tous et toutes, nous voudrions finir cette déclaration institutionnelle par un appel multilatéral:
- Aux directions des forces politiques présentes en Euskal Herria et à ceux qui loçrs des prochaines élections concourront comme candidats ou candidates, pour qu'ils manifestent leur engagement à renforcer leurs relations et atteindre une institution nationale qui réunisse tous les élus municipaux.
- À la citoyenneté basque, pour qu'à l'heure actuelle si importante, au-delà de tous les obstacles, elle s'implique dans la construction nationale d'Euskal Herria et la dynamique qui est ouverte pour le dépassement démocratique du conflit politique.
- Aux acteurs politiques, sociaux et syndicaux d'Euskal Herria et à ceux qui travaillent depuis les institutions, pour qu'ils assument la responsabilité qui leur correspond dans ce carrefour et, en négligeant tout d’intérêt de partis, qu'ils agissent comme peuple et pour le bien de toute Euskal Herria.
- Aux deux états qui violent les droits qui nous reviennent en tant que peuple et comme citoyen(ne)s basques, pour qu'ils reconnaissent et respectent Euskal Herria comme sujet de droits politiques.
- Aux autres nations du monde et, très spécialement, d'Europe, pour qu'elles soutiennent et promeuvent ce processus politique, en défendant la reconnaissance et la garantie à la citoyenneté basque des droits repris dans les traités internationaux de droits.

Finalement, nous remercions toutes les personnes ici réunies de leur présence et, très spécialement, les élus municipaux, afin qu'ils continuent de travailler pour un processus démocratique. Avec les droits comme base; pour une institution d'Euskal Herria!

BUREAU DE PRESSE D'UDALBILTZA
Euskal Herria, 18 novembre 2006